Droits humains : L’Algérie combat l’initiative marocaine d’autonomie par crainte de devoir l’applique​r chez elle (diplomate​)

Droits humains : L’Algérie combat l’initiative marocaine d’autonomie dans ses provinces du Sud par crainte de devoir l’appliquer chez elle, a affirmé mardi le chargé d’affaires du Maroc à Genève, M. Hassan Boukili.

L’autonomie est combattue par l’Algérie non pas parce qu’elle est contraire au droit international comme elle prétend, mais parce qu’elle redoute une telle perspective de respect des droits humains pour la Kabylie, Mzab et Chaouiya, a déclaré le diplomate lors d’un débat du Conseil des droits humains sur les situations qui requièrent son attention.

M. Boukili s’exprimait dans le cadre de son droit de réponse suite à une intervention de la délégation algérienne qui a abordé la situation des droits humains au Sahara marocain dans des termes politiques tendancieux.

Le Royaume, a-t-il rappelé, a soumis une initiative d’autonomie pour le Sahara afin de clore définitivement et démocratiquement ce différend politique régional, dans le cadre de sa souveraineté et dans le respect des spécificités locales de la région.

Il a dans ce contexte attiré l’attention du conseil sur la situation préoccupante des droits humains dans les territoires de la Kabylie, Mzab et dans les camps de Tindouf.

« Comme cela a été décrié dans plusieurs rapports, y compris par la presse et certaines ONG algériennes, les activistes du mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie sont systématiquement opprimés, harcelés, intimidés et forcés à l’exil », a précisé le chargé d’affaires.

Citant un communiqué de la Coordination de ce mouvement banni en Algérie, M. Boukili a indiqué que « la gendarmerie algérienne qui a assassiné 128 kabyles durant les évènements tragiques du printemps noir, agit toujours en force d’occupation et continue d’humilier les citoyens kabyles » .

A Ghardaya, a-t-il relevé, plusieurs défenseurs algériens des droits humains, dont Kamaleddine Fekhar, journaliste indépendant, et la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme ont déploré les actes d’intimidation, de harcèlement et de ciblage des activistes mozabites.

Le diplomate a, en outre, rappelé que le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie avait exhorté, en juillet dernier, les instances internationales qui brillent par leur indifférence, notamment l’ONU, à intervenir rapidement pour mettre fin à l’effusion du sang mozabite.

Il a aussi évoqué le communiqué conjoint publié le 6 septembre dans lequel le Mouvement pour l’autonomie de Mzab et le MAK ont appelé « à dénoncer la répression, les kidnappings et l’insécurité en Kabylie ».

La troisième situation de violations des droits humains qui devrait interpeler la Communauté internationale est celle qui se poursuit, à huis clos, depuis 40 ans dans les camps de Tindouf, a ajouté M. Boukili.

« La responsabilité de l’Algérie est doublement engagée au sujet des violations tant en vertu du droit international des droits humains que du droit international des réfugiés », a-t-il expliqué.

Toute investigation onusienne sur ces violations, a-t-il dit, devrait se faire impérativement avec l’Etat algérien compte tenu de son statut de soi-disant « pays hôte » des populations et du fait que ces crimes sont commis sous sa juridiction nationale ».

A ce propos, le chargé d’affaires a précisé que tous les paramètres de protection des droits humains des populations des camps de Tindouf sont transgressés, notamment les libertés d’expression, de réunion, d’association et de circulation.

Il a, dans ce contexte, rappelé que les autorités algériennes continuent d’opposer une fin de non-recevoir aux multiples demandes du Haut-commissariat aux réfugiés, du secrétaire général de l’ONU et du Conseil de sécurité visant le recensement et l’enregistrement des populations des camps afin de garantir leur protection et éviter le détournement de l’aide humanitaire.

3 Commentaires on “Droits humains : L’Algérie combat l’initiative marocaine d’autonomie par crainte de devoir l’applique​r chez elle (diplomate​)”

  1. Z Tayeb Reply

    Article stupide et ridicule. L’Algérie ne peut pas avoir peur de l’autonomie du Sahara et vouloir en même temps son autodétermination (comme le préconise le droit international) qui mènera inéluctablement à l’indépendance.

  2. Arti Reply

    @ Z Tayeb Le 2/11/2001 le président Bouteflika à déclaré sans tergiverser à l’envoyé du secrétaire des Nations unies que  » L’Algérie et le polisario seraient disposés à examiner ou à négocier une division du territoire comme solution politique du différent concernant le Sahara occidental »…….l’algerie rêve d’un minuscule etat sahraoui qui serait totalement sous sa tutelle….mais une solution politique tel qu’une autonomie serait dangereuse pour elle ….Pour arriver à proposer une autonomie le Maroc s’y est préparé depuis bien longtemps et la décentralisation surtout administrative à fait de vraies avancées dans le royaume tandis qu’en Algerie l’Etat est fortement centralisée dans les QG des généraux et toute tentative de decentralisation est perçue comme etant le debut de l’effritement .

  3. rida Reply

    bonjour une tribu ne peut pas devenir un etat soyons realiste avec une monnaie comme le pesetas qui existe plus et en plus si sa aurai ete un peuple de longue date ou y etait pendant la 2 ieme guerre mondial je voie des sarahoui nulle part dans les cimetiere moi bonne continuation a vous

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